Les avions à décollage et atterrissage vertical
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I. Les divers concepts de VTOL
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Création/Mise à jour : 26/09/2003 |
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Depuis le début des années 40 et les travaux allemands de la seconde guerre mondiale, de nombreuses configurations de véhicules capables de décoller et d'atterrir à la verticale ont été testées, la plupart du temps avec un succès relatif puisque, à l’exception du Harrier (voir histoire du P.1127 et des VTOL de Hawker), du Boeing V-22 et du Yak-38 soviétique, aucune de ces configurations n’a mené à un programme opérationnel. La plupart d'entre elles ont été abandonnées, soit en raison d’énorme difficultés de pilotage, soit par incapacité de remplir des missions à un coût raisonnable. Quelques solutions viables ont cependant été développées malgré le coût inhérent à une grande complexité et à la nécessité d’utiliser des motorisations très puissantes par rapport aux avions « classiques ». Il existe plus de seize façons différentes de faire prendre l'air verticalement à un aéronef et de le faire revenir au sol de la même façon qui sont résumé dans le tableau ci-dessous. Sur ce nombre, treize ont été expérimentées sur une cinquantaine de prototypes et trois seulement ont atteint la phase opérationnel (en comptant les hélicoptères). Les principaux systèmes de sustentation utilisés à cette fin consistent en rotors pour les hélicoptères, en hélices basculantes et en moteurs de sustentation pour les autres aéronefs (turboréacteurs, réacteurs à double flux ou moteurs-fusées). La poussée fournie par de tels engins peut être vectorielle, avec des systèmes de propulsion et de sustentation séparés, ou bien les moteurs peuvent être entièrement basculants ou pourvus de tuyères d'éjection orientables. |
Méthode de translation : |
Type
de générateur de poussée
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Rotors
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Hélices
libres
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Hélices
carénées
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Turboréacteurs
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Basculement de l'avion |
A1
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Hélicoptères
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Ryan
X-13
SNECMA C-450 ADAV Sfecmas Sipa 700 Payen Pa-59 Bertin 7V2 Morane MS-1001 Statodyne Sud-Aviation Dever Avro 724 |
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Basculement de la poussée |
A2
:
Les "tilt-rotor" |
B2
:
Les "tilt-prop" |
C2
:
Les "tilt-duct" |
D2
:
Les "tilt-jet" |
Focke-Achgelis
Fa-269
Transcendental 1G Bell XV-3 Bell XV-15 Bell-Boeing V-22 Eurofar Bell-Agusta 609 |
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Déflexion de la poussée |
A3
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C3
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impossible
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non
testé
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Bell
X-14
Yakovlev Yak-36 Lockheed XV-4A, VSTOL Vought V-530 Boeing X-32B Hawker P.1127, P.1150, P.1154, AV-16, AV-8B, HS.1205, P.1212, P.1214, P.1214 VFW VAK 191B Rockwell XFV-12 McDonnell Douglas 279 Nord 4210, 4400 Bréguet-Wibault 1010 Bréguet Br-1110 A Dassault MD-610 Cavalier Vickers 583V |
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Vought
V-460/485
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Propulsion séparée |
A4
:
Les convertibles |
B4
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non
testé
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Short
SC-1
Dassault Balzac Dassault Mirage III V Dornier Do-31 E Bréguet Br-1111 Delta Dassault MD-620 Dassault MD-630 |
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Déflexion de la poussée + propulsion séparée |
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Autres formules |
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Lockheed
X-35 B (soufflante carénée + réacteur à tuyère
orientable)
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Lockheed
XH-51 A Conpound (rotor + réacteur de propulsion)
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L’efficacité en terme d’essor vertical est inversement proportionnelle à la vitesse du jet sustentateur. Les écarts (de l à 100) des vitesses de flux sustentateur et de leur efficacité entre les valeurs extrêmes du rotor d'hélicoptère et du moteur fusée sont énormes : -de 25 à 2500 m/s en vitesse de jet ; -de 5 à 0,05 kg soulevés en poussée spécifique. Entre les deux, on trouve successivement l'hélice, l'hélice carénée, le turboréacteur à double flux puis à simple flux. Pour une poussée verticale donnée, la recherche d’un rendement optimal impose d'engendrer une grande masse d'air à faible vitesse. C'est ce que permet un grand rotor d'hélicoptère, imbattable pour de longs vols stationnaires. A l'opposé, un turboréacteur de sustentation a une consommation en carburant très supérieure. Mais, par comparaison avec le système propulsif de l'hélicoptère (turbine à gaz plus entraînement mécanique, plus commandes des pales, etc.), il est très léger et peut être utilisé pour une propulsion rapide en croisière en pivotant l'axe de son jet à l'horizontale. Il atteint ainsi des vitesses supersonique quand l'hélicoptère ne peut guère dépasser 300 km/h. Cependant, outre leur consommation, les réacteurs à poussée vectorielle présentent des défauts. Le principal réside dans le fait que de tels engins fournissent une poussée trop importante pour être rentables en vol de croisière. Quant au réacteur à double flux flanqué de réacteurs de sustentation, il est mal adapté au vol supersonique. |
Sources : 1) X-planes de Jay Miller |
Les avions à décollage et atterrissage vertical |