Le Fairey Delta II et ses dérivés
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ANNEXE : Le Miles M.52
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Création/Mise à jour : 09/10/2003 |
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Les caractéristiques de l'avion de recherches transsonique Miles M.52 peuvent être déterminés à partir des photos des modèles en acier inoxydable utilisés pour les tests en soufflerie. Le développement de ce projet fut lancé en novembre 1943 à partir du cahier des charges E.24143 du Ministry of Supply, et fut annulé en février 1946. Le M.52 incorporait un certain nombre de caractéristiques innovantes. Parmi les nouveautés, une aile convexe mince qui fut adopté plus tard sur le Bell XS-1 (redésigné peu après X-1), le Douglas X-3 et le Lockheed F-104 Starfighter. Le cockpit était une capsule éjectable très étroite, solution qui fut également proposée sur le Bell X-2 et installé sur le Leduc 022. En outre la visibilité vers l'avant était très limité ce qui aurait pu poser des problèmes dans le cas d'un atterrissage d'urgence à grande vitesse. Le train d'atterrissage était montée dans le fuselage, à cause de la minceur de l'aile, et avait une voie très étroite ce qui ne concourait pas non plus à la sécurité des atterrissages. |
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La propulsion devait être assurée par un turboréacteur Whittle W.2/700 de 900 kgp à sec et de 1400 kgp avec la postcombustion. Malgré les affirmations des britanniques selon lesquelles le Miles M.52 aurait pu approcher Mach 1,5 à 9000 mètres avec cette motorisation, il ne fait guère de doute que cet appareil n'aurait jamais pu approcher une telle vitesse. D'ailleurs, les ingénieurs de Miles projetaient déjà l'installation d'un Rolls-Royce AJ-65 de 2900 kgp de poussée. Ceci soulève une autre énigme : la capacité en carburant de du M.52 (1125 kg de kérosène) aurait-elle permis d'effectuer un décollage conventionnel, d'atteindre environ 12 000 mètres d'altitude, de faire une pointe en piqué puis de retourner à la base ? Cependant, le 9 octobre 1948, un modèle à l'échelle 1/3 du M.52 équipé d'un moteur fusée est lancé à partir d'un De Havilland Mosquito à 11 000 mètres et atteint Mach 1,38. Cet événement a montré que le Miles M.52 avait au moins une formule aérodynamique adéquate pour franchir le mur du son.
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Sources : |
Le Fairey Delta II et ses dérivés |